Archipel Citoyen

Une ville accueillante et protectrice

Nos objectifs

Il nous appartient d’agir concrètement pour accueillir les migrant.es, réfugié.es, éxilée.es dans des conditions dignes, tant du point de vue de l’accès à des droits élémentaires (hébergement, santé, scolarisation, démarches administratives…) que de l’apport des migrations à la vie sociale et démocratique de la cité.

Dans le même temps, il s’agira d’interpeller l’État, en se regroupant avec d’autres collectivités « accueillantes » pour qu’il assume ses responsabilités, notamment en terme d’hébergement et pour que l’accès à un titre de séjour soit facilité (accès au travail notamment) à l’encontre des lois récemment votées.

Nous refusons de rentrer dans le jeu de l’Etat et de faire le tri entre les différents migrant.es.

Notre diagnostic

L’histoire de Toulouse est indissociable de sa tradition d’hospitalité. Les réfugiés espagnols et la place qu’ils ont pris dans la vie économique, culturelle, sociale et politique de notre territoire n’en sont que la figure la plus connue. L’accueil et l’intégration de flux de réfugiés est en effet une constante de Toulouse et des communes voisines : Hongrois, Chiliens, « Boat people », Algériens, Tchétchènes, Kosovars, Centrafrique, Congo, Soudan… mais aussi des personnes persécutées du fait de leur religion, de leur genre ou de leur orientation sexuelle. Sans oublier les Roms d’Europe centrale ayant décidé de fuir brimades et mise à l’écart1.

Cependant, l’accueil de migrants.es, réfugié.es est loin de faire consensus dans notre ville et notre métropole. Les difficultés pour ces personnes y sont les mêmes qu’ailleurs, avec leur lot de mal traitance : difficultés pour les démarches administratives dans un contexte législatif de plus en plus répressif, campements, squat… familles et enfants à la rue, conditions de scolarisation difficiles, jeunes étranger.es isolé.es suspecté.es systématiquement de fraude…controles d’identité fréquents et au facies aux abords des lieux d’accueil et d’accès aux droits

Les institutions (Préfecture, Conseil Départemental, Mairie de Toulouse) se rejettent la responsabilité de l’inaction, notamment en terme d’hébergement. Ce n’est qu’à l’occasion de fortes mobilisations des associations de soutien et des migrant.es que des solutions souvent temporaires sont trouvées… ou par des réseaux associatifs ou citoyens…

Pourtant Toulouse aurait largement les moyens d’une politique d’hospitalité… D’autant que dans les années qui viennent le dérèglement climatique demandera des solidarités en terme d’accueil

1CODEV – Billet d’opinion du groupe sur les Politiques d’Hospitalité / Octobre 2015

Le vrai bilan du maire

Si des actions sont menées en terme d’accueil des migrant.es par la ville, notamment pour des droits élémentaires comme l’hébergement à l’issue du démantèlement des campements, la santé ou la scolarisation des enfants, ou à travers des événements mettant en scène l’apport des populations immigrées (Espace des diversités par exemple), ces politiques sont souvent non affichées et insuffisantes en terme de résultats.
Le maire de Toulouse, et les maires de douze autres villes de France, parmi lesquels Anne Hidalgo, maire de Paris, ont dénoncé en avril dernier la “situation indigne” des migrant.es en France et réclamé à l’Etat des places d’hébergement supplémentaires.

Mais cette posture a marqué ses limites et son hypocrisie avec notamment l’adoption d’un décret « anti bivouac » à Toulouse et une chasse aux tentes installées selon lui « par des associations politisées dans le centres ville »… ainsi que par un jeu de ping-pong permanent entre le Conseil départemental, la ville et la Préfecture.

Sur le mandat, les subventions aux associations dont beaucoup viennent de fait en soutien aux migrant.es ont baissé drastiquement… La Préfecture a décidé fin 2018 de suspendre une grande partie des subventions à la Case de Santé.

Nos préconisations

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Vous pouvez vous aussi formuler des propositions en vous rendant sur cette page.

Nos sources

– Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants (ANVITA)

– Villeurbanne : Le 8 février dernier, 26 citoyens ont remis au maire un rapport comprenant 14 fiches-projets et 6 grandes idées clés. Le jury était composé de 10 personnes volontaires et de 16 personnes tirées au sort.

Retrouvez cet exemple de démocratie participative sur le site Accueillir à Villeurbanne.

– Le manifeste Ville Hospitalière de Strasbourg https://villes-territoires-accueillants.fr/le-manifeste-ville-hospitaliere-de-strasbourg/ et https://www.strasbourg.eu/solidarite-refugies

– Pacte pour la transition : mesure #26.Créer des dispositifs publics de premier accueil, à dimension humaine et en lien avec les acteurs associatifs

– Voir aussi les travaux et revendications des différentes associations locales ou nationales :

Les EGM (Etats Généraux des Migrations)

Cimade Sud Ouest

LDH 31

RESF 31

Collectif AutonoMIE et plus largement, les différentes associations qui œuvrent aux cotés des jeunes mineurs isolés

Cercle des Voisins

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