Archipel Citoyen

Quartiers populaires

Nos objectifs

Appliquer le droit commun dans les quartiers populaires et redonner le pouvoir aux habitantes et habitants

Répondre aux besoins des celles et ceux vivant dans les quartiers populaires c’est d’abord mener dans ces quartiers des politiques « de droit commun » c’est-à-dire appliquer les mêmes politiques publiques pour ces quartiers que dans le reste de la ville.

Mais en constatant que les personnes les plus vulnérables, les plus précaires sont celles qui payent le prix fort de la crise écologique et sociale !

Nous nous engageons à ce que, pour toutes les mesures du programme Archipel, priorité soit donnée aux quartiers populaires et aux plus fragiles.

Notre diagnostic

12 quartiers de Toulouse sont concernés par le contrat de ville, 18 en tout sur Toulouse Métropole. 67 000 personnes vivent dans ces quartiers dits « prioritaires ».

Cinq quartiers de Toulouse et 40 000 personnes sont concernées par le Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) qui prolonge les actions d’urbanisme du Grand projet de ville (GPV) (Bagatelle La Faourette Papus Tabar Bordelongue ; Bellefontaine ; Empalot ; Izards-Trois Cocus/La Vache ; Reynerie ; Mirail Université).

Les conditions de vie y sont difficiles et les difficultés se cumulent : chômage, faibles revenus, santé, handicap, discriminations d’origine, de sexe, d’âge, de handicap… Les femmes et les jeunes en particulier en portent le poids.

Les quartiers populaires sont les plus soumis aux nuisances, à la pollution de l’air, au bruit, à la mauvaise isolation des bâtiments. Les services publics y sont souvent déficients, tout comme l’entretien des espaces publics ou la vitalité des commerces… La tranquillité et la sûreté ne sont pas assurées pour ses habitantes et habitants, le sentiment d’abandon domine.

Les procédures mises en place au titre de la Politique de la ville depuis maintenant plus de 40 ans sont marquées par l’échec notamment en terme d’intégration de ces quartiers dans le droit commun. Les habitantes et les habitants, souvent montrés du doigt, subissent la relégation et les discriminations.

Les politiques de rénovation urbaine portées par l’ANRU ont engagé la démolition de milliers de logements, dans un objectif louable de « mixité sociale » mais qui s’est trop souvent traduite par la remise en cause du droit au logement et à la mobilité choisie en laissant la main à la spéculation de promoteurs privés.

La mise à mal du modèle du logement social HLM limite et réduit les programmes de reconstruction ; la baisse des Aides Personnalisées au Logement pèse sur les ménages, la fin des emplois aidés fragilise le tissu associatif des quartiers.

Le vrai bilan du maire

Les municipalités successives ont conduit localement les différentes phases de la politique de la ville et de rénovation urbaine.

Le dernier Contrat de Ville, signé en 2014, pour la période 2015-2020 devait intégrer les dispositions de la loi « Lamy » avec notamment la mise en avant du concept de co-construction avec les habitantes et habitants et la mise en place de conseils citoyens, ainsi que le recours au « droit commun » (droits identiques au reste de la ville) et non plus à des procédures spécifiques.

Localement, si de nombreuses actions ont été initiées au titre du Contrat de ville, la co-construction est restée au stade de l’intention. Peu de moyens ont été donnés aux conseils citoyens, leur avis a été peu pris en compte et la logique « descendante » voire condescendante a prévalu. Les Maisons du projet, pourtant inscrites dans la loi, n’ont pas vu le jour…

Plus généralement, la politique de la ville est restée une politique « à part » pour Toulouse et la métropole, sans que les différents services ou politiques sectorielles (comme la culture, l’économie et l’emploi, l’éducation…) en fassent une priorité.

Pire, en termes d’investissements, ce sont le centre-ville et les grands équipements métropolitains, comme le futur parc des exposition, qui en ont largement profité, en laissant les quartiers de la politique de la ville à leurs financements spécifiques, les mettant ainsi à l’écart de la ville. Le financement des associations de quartier a été drastiquement baissé, ce qui, en plus de la fin des emplois aidés, a mis à mal tout le milieu associatif.

Les démolitions menées au titre de l’ANRU (depuis 2015, date de la signature de la convention avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine – ANRU), ont porté sur 2 375 logements démolis et, selon les bilans officiels, 2 283 reconstruits, dont 62 % en dehors des quartiers. La démolition de 2 446 logements supplémentaires est programmée d’ici 2025 (la deuxième convention ANRU 2019 prévoit un investissement de plus de 1,3 milliard d’euros pour la rénovation urbaine). Ces destructions représentent 1,5 année de production de logements sociaux ! Les reconstructions annoncées dans la convention avec l’ANRU se feront pour 654 logements sur site et pour le reste (1468 logements) hors quartiers, avec le risque que cela justifie une baisse des autres programmes de construction de logements sociaux dans l’agglomération.

Nos préconisations

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Vous pouvez vous aussi formuler des propositions en vous rendant sur cette page.

Nos sources

    • Contrat de ville – Toulouse Métropole 2015 – 2020
    • Conventionnement du Nouveau Programme National de
      Renouvellement Urbain – NPNRU – financé par l’ANRU (Conseil Municipal N° 3 du 14 juin 2019, Délibération n° 6.1) –> télécharger
    • CODEV : “Politique de la ville : Cohésion et solidarités des territoires”. Retour sur la politique de la ville: Quelles avancées, quels devenirs… ? Un an et demi après sa deuxième contribution, le Codev Toulouse Métropole pose un nouveau regard sur la politique de la ville et formule de nouvelles interrogations suscitées par l’évolution des quartiers dits « prioritaires » et de leur environnement. / Septembre 2019 –> Télécharger
    • Paroles d’habitantes et habitants des quartiers populaires de Toulouse

Ateliers d’habitant·es à la maison de quartier de Bagatelle, rencontre avec les acteurs associatifs et les habitant·es de Reynerie, Bellefontaine, Empalot et Les Izards..

  • Rapport “Pour une réforme radicale de la politique de la ville”, 10 juillet 2013, Marie-Hélène Bacqué – Mohamed Mechmache –> Télécharger

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