Archipel Citoyen

Urbanisme

Nos objectifs

Penser la ville de demain

Penser la ville de demain, c’est imaginer l’aménagement du Toulouse que nous désirons transmettre aux futures générations. Transports, logement, développement économique, les thématiques qui s’entremêlent dans les questions d’urbanisme sont nombreuses. Toutefois, nous considérons qu’à Toulouse, les politiques d’urbanisme récentes ont échoué, se révélant incapables d’anticiper les défis de notre temps.

  • Nous voulons relever le défi social et faire en sorte que demain, le quartier de résidence des toulousains ne constitue plus un déterminant de leur réussite. Nous voulons accueillir dans de bonnes conditions celles et ceux qui souhaitent venir vivre, étudier, travailler à Toulouse. Nous devons le faire, c’est essentiel, en veillant à ne pas dégrader la qualité de vie globale des toulousains.
  • Nous voulons faire face au défi écologique, en préservant les espaces naturels et agricoles de notre territoire, et en réduisant drastiquement l’impact de notre ville sur l’environnement.
  • Nous voulons, enfin, répondre au défi démocratique en ramenant de la confiance, afin de refaire société autour de l’avenir de la cité. Nous sommes convaincus de la nécessité de transformer Toulouse par le débat et par l’expérimentation, qui sont autant de préalables au déclenchement de véritables transitions. En matière d’urbanisme comme sur d’autres thématiques, nous voulons faire émerger une démocratie permanente, au service d’une participation citoyenne fructueuse.

Nous souhaitons faire de Toulouse une cité désirable pour tous ses habitants, durable face aux incertitudes de notre temps, et conviviale dans son rapport à la construction de la ville. Ainsi,  nous avons identifié un certain nombre de préconisations qui permettront d’agir dans l’urgence face au sacrifice de nos quartiers engagé par la majorité sortante. Nous avons par ailleurs établi des priorités qui constitueront autant de principes d’action pour les 6 prochaines années. Toutefois, rien ne remplacera la participation citoyenne que nous souhaitons encourager. Ainsi, nous organiserons dès 2020 des assises de l’urbanisme, à l’échelle de la Métropole. Ces mois de discussions mêleront des présentations des règles en vigueur à Toulouse par les services de la ville et de la métropole, des débats thématiques associant des représentants d’autres villes invitées à partager leurs réussites et leurs interrogations avec les toulousains, et des diagnostics quartier par quartier, ouverts à tous. Sans attendre, nous listons quelques-unes des questions que nous souhaitons mettre en débat avec les toulousains :

  • Comment affronter l’urgence écologique en assurant l’équité sociale ?
  • Comment recréer des liens dans la ville, la rendre plus désirable, plus conviviale ?
  • Comment réduire le coût de la construction, et augmenter le nombre de logements accessibles à tous ?
  • Quels espaces pour l’autonomie alimentaire et la nature ?
  • Quelle cohérence entre urbanisme et transports ?
  • Quel rapport critique à la croissance illimitée de la métropole ?
  • Quels coopérations et équilibres avec les autres territoires de la métropole et de la région ?
  • … etc.

Notre diagnostic

Toulouse est une ville en croissance, engagée par l’équipe municipale sortante dans la bataille de l’attractivité que se livrent les métropoles européennes. Si Toulouse est souvent citée en exemple de ce phénomène, la dynamique de métropolisation dépasse largement notre ville. Partout dans le monde les grandes villes croissent, souvent au dépend des territoires ruraux et de leurs petits centres urbains. Nous nous inquiétons de cette dynamique, qui ne nous semble pas soutenable durablement, en particulier pour Toulouse qui demeure très dépendante de l’industrie aéronautique.

Par ailleurs, l’absence criante d’anticipation des élus qui se sont succédés au Capitole a conduit Toulouse à croître dans l’urgence, en subissant l’action des promoteurs immobiliers et autres lotisseurs. La conséquence ? Toulouse est en train de devenir une ville moche, construite sans qualité ni cohérence. Les quartiers subissent une densification sans que les services publics ne soient adaptés à l’afflux de nouveaux habitants : écoles saturées obligeant à l’installation de préfabriqués dans les cours de récréation, équipements sportifs et culturels débordés, salles associatives indisponibles… etc. Des quartiers entiers sont construits à la va-vite, pour vendre des appartements à des investisseurs en recherche de produits défiscalisés. Ces logements répondent davantage aux exigences des propriétaires qu’aux besoin des occupants, par ailleurs trop souvent condamnés à utiliser leur voiture par l’absence de transports publics performants dans les quartiers.

La voiture, justement, constitue la solution de facilité pour des décideurs publics dépassés par la croissance de notre ville. A Toulouse, les transports publics sont à la traine, et les mobilités alternatives sont réduites à la portion congrue. L’espace public est ainsi colonisé par la voiture, qui impose son lot de nuisances aux riverains, piétons et cyclistes. Et lorsque l’espace public ne suffit plus, Toulouse bâtit des nouveaux parkings publics lorsque la plupart des villes européennes préfèrent limiter la place de la voiture. La qualité de vie de tous en pâtit, sans que la mobilité des toulousains ne justifie une telle politique pro-voiture : Toulouse est désormais l’une des villes les plus embouteillées de France.

Cette politique favorise les centres-commerciaux de périphérie structurés en vue d’accueillir des clients automobilistes, plutôt que l’émergence d’un maillage complet de commerces de proximité dans chaque quartier de Toulouse. Si chacun s’accorde à dire que ce modèle est à bout de souffle, la majorité municipale sortante semble ne pas y avoir renoncé, comme l’illustre le centre-commercial de la Cépière, ouvert en 2016 et déjà en grande difficulté.

A Toulouse, 75% des logements neufs sont construits en dehors des zones aménagées par la collectivité. Concrètement, il s’agit d’immeubles bâtis à la place d’une ou plusieurs maisons, sans tenir compte de l’identité de chaque quartier. Ces projets portés par des promoteurs immobiliers, sans intervention de la puissance publique, contribuent à une hausse des prix des logements dans notre ville. Ces ensembles immobiliers participent à cette ville patchwork, et ne tiennent ni compte des réserves des associations de quartiers, ni des besoins des nouveaux habitants. Ils constituent le terreau d’une querelle qui couve à Toulouse entre habitants de longue date et nouveaux arrivants.

Quant à la nature en ville, les espaces naturels et agricoles toulousains continuent d’être sacrifiés. Pour la majorité municipale sortante, les espaces non construits constituent des « réserves foncières » plutôt que des secteurs à préserver. Les parcs et jardins de nos quartiers ne sont pas valorisés, au détriment de notre qualité de vie. Nous souhaitons la privilégier à la mégalomanie métropolitaine.

Le vrai bilan du maire

Toulouse est aujourd’hui littéralement livrée aux promoteurs, sans discernement quant au lieu où les nouvelles constructions sont autorisées. La conséquence, des bouchons qui débordent désormais régulièrement de la rocade pour se diffuser jusque dans les quartiers, des émissions de gazs à effet de serre qui progressent, une qualité de l’air qui se détériore, ou encore des petits toulousains qui font leur scolarité dans des préfabriqués posés à la hâte dans les cours d’école.

L’illustration de cette fuite en avant ? « Dessine-moi Toulouse », une opération de communication conjointe du maire et des grands groupes immobiliers qui se traduit par des projets hors sols, à la programmation exotique et aux conditions d’attributions largement contestables.

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