Archipel Citoyen

Bâtir la résilience climatique

Nos objectifs

Dans le futur, nous aurons à faire face à la raréfaction des énergies et à des phénomènes climatiques plus extrêmes.

Il s’agit donc de s’y préparer et de permettre à Toulouse de résister aux conséquences du pic pétrolier et du dérèglement climatique.

Le pic pétrolier est le sommet de la courbe de production d’un puits, d’un champ pétrolier ou d’une région de production ; l’expression pic pétrolier (ou Peak Oil en anglais) désigne le plus souvent le pic pétrolier mondial, le moment où la production mondiale de pétrole plafonne avant de commencer à décliner du fait de l’épuisement des réserves de pétrole exploitables. Il ne fait pas de doute que la production globale de pétrole va atteindre un pic dans le futur, la question qui reste est quand, et comment on s’y adapte. Notre mode de vie actuel dépend de la disponibilité d’approvisionnement en pétrole pas cher et en quantité, et les études économiques suggèrent que, sans une source d’énergie économique et abondante, la croissance économique n’est pas possible. L’agglomération toulousaine (Grand Toulouse) consomme environ 11 500 barils de pétroles par jours, soit 2,26 litres d’essence par habitant et par jour.

Notre dépendance au pétrole ne se porte pas seulement sur l’essence et le diesel, elle est plus large et plus profonde :
• Le pétrole est un composant important des ordinateurs, pièces automobiles, téléphones, ruban synthétique, bitume, parfums, peintures, détergents, encres, et un nombre incalculable d’autres produits.
• La production alimentaire et son acheminement nécessitent du pétrole pour les machines agricoles et le transport, mais aussi pour les engrais et les pesticides.
• Notre système de santé est dépendant du pétrole pour le transport, les produits pharmaceutiques et les équipements.
• Le pétrole est utilisé comme liquide de refroidissement et comme lubrifiant dans de nombreux processus industriels.

La crise climatique amènera une hausse de la température et un risque de jours de canicules plus nombreux. Le débit minimum (étiage) de la Garonne sera plus faible et il pourra y avoir des contraintes sur l’approvisionnement en eau.

Notre diagnostic

La politique de la ville, et en particulier, le Document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) de Toulouse ne prennent pas en compte les risques liés au pic de pétrole, ni ceux liés au dérèglement climatique.

Par exemple, aujourd’hui le niveau le plus faible de la Garonne est de 12m³/s et la municipalité tire 6m³/s pour l’eau de Toulouse. Avec le réchauffement climatique, il est évident qu’il y a un risque fort de contrainte sur l’alimentation en eau. Comment nous y préparer ?

En cas de rupture d’approvisionnement en carburant, de nombreuses conséquences sont à prévoir, l’association Toulouse en transition a réalisée une étude sur ce sujet, disponible dans le paragraphe ci-dessous.  

En particulier, les supermarchés n’ont que 3 jours de stock, comment assurer aux toulousain.e.s un minimum vital de nourriture ?

Le vrai bilan du maire

La municipalité actuelle n’a jamais remis à jour le Document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM), qui de plus ne couvre que les risques classiques de rupture de digues, barrage, coulée de boue, risque industriel…

Le sujet des risques associés à l’eau ou à l’approvisionnement alimentaire est totalement absent.

Notre dépendance à un pétrole abordable signifie que nous comptons sur lui pour maintenir l’emploi, la justice sociale et la fabrique sociale de notre société. Une crise pétrolière soudaine pourrait conduire à une crise économique, des problèmes d’approvisionnement et une crise sociale (la crise actuelle des gilets jaunes en est une première illustration). Cette problématique n’est pas abordée dans le DICRIM.

 

Nos préconisations

Vous devez vous créer un compte et être connecté pour pouvoir voter sur les préconisations ou pour laisser un commentaire.

Showing ideas that are avec étiquettes

Vous pouvez vous aussi formuler des propositions en vous rendant sur cette page.

Inscription aux nouvelles d'Archipel

Aller au contenu principal