Archipel Citoyen

Transition climat-énergie

Nos objectifs

Alors que les états montrent leur incapacité à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), les territoires doivent se saisir du problème du changement climatique et Toulouse doit prendre sa part pour atteindre, et idéalement dépasser, les objectifs climatiques et énergétiques nationaux [1] :

  • En 2030 :
    • -40% d’émissions de GES par rapport à 1990
    • -20% de consommation d’énergie finale par rapport à 2012
  • En 2050 :
    • -95% d’émissions de GES par rapport à 1990
    • -50% de consommation d’énergie finale par rapport à 2012

Le fait de viser -40% de GES et -20% d’énergie en 2030 sur le périmètre de la métropole est en fait un objectif plus ambitieux que l’objectif national, si on le rapporte au nombre d’habitantes et d’habitants : en effet, la population de Toulouse et de sa métropole a augmenté bien davantage depuis 1990 (+32% pour la ville) que la population de la France (+18%), et cette croissance toujours en cours est responsable d’une partie de l’augmentation des émissions de GES. Cet objectif apparaît alors comme un compromis raisonnable entre une ambition forte et les contraintes de faisabilité.

Pour atteindre ces objectifs, il est important d’avoir une vision la plus large possible et qu’une autorité transversale au niveau de la municipalité et de la métropole prenne en compte l’impact carbone et énergétique de toutes les décisions de ces 2 entités. Plus aucune décision climaticide ne peut être acceptée par inadvertance ou par manque de coordination entre les différents services.

Cette nouvelle structure sera également chargée de l’établissement, de l’organisation et du suivi d’un plan coordonné et cohérent de descente des émissions et de descente énergétique.

Notre diagnostic

La France s’est fixée des objectifs de réduction d’émission de GES et de consommation d’énergie pour respecter l’accord de Paris issu de la COP21. Toutefois, elle s’écarte de plus en plus de sa trajectoire et risque de ne pas les atteindre [1], ce qui nécessite que l’Etat et les collectivités, à toutes les échelles, s’impliquent davantage pour l’atteindre.

En 2015, les émissions directes de gaz à effet de serre du territoire de la métropole de Toulouse représentent 2 700 000 tonnes équivalent CO₂. Une grosse partie de ces émissions directes sur le territoire de la métropole est liée à l’utilisation d’énergie fossiles pour les transports (57% des émissions) et le chauffage (les secteurs résidentiel et tertiaire représentent 31% des émissions) [2]. Il y a évidemment aussi beaucoup d’émissions indirectes et induites (liées aux transports pour faire venir les marchandises à Toulouse ou expédier les produits qui y sont fabriqués, à la fabrication des produits consommés à Toulouse, c’est-à-dire presque tout ce que nous achetons au quotidien…) [3]. Compter ces émissions multiplierait notre impact par près de 2.

L’absence d’évaluation systématique de l’impact carbone et énergétique des mesures empêche de sélectionner les plus favorables à la lutte contre le dérèglement climatique. La vue d’ensemble sur ces sujets doit permettre de mieux comprendre les leviers d’actions efficaces et massifs dans ce domaine.

 

Le vrai bilan du maire

Comme la plupart des autres villes de France, la municipalité précédente est co-responsable de l’écart à la trajectoire climatique que s’est fixée la France.

En outre, le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) établi sous Jean-Luc Moudenc souffre du même problème que l’accord de Paris : il ne se donne pas les moyens de ses ambitions. Par exemple, le PCAET prétend réduire les émissions de GES de -40%, au global, d’ici à 2030, dont -44% pour le déplacement de personnes et -35% pour le fret [4], qui représentent respectivement 34% et 20% des émissions de GES [2] ; or le Plan de Déplacement Urbain (PDU) établi par l’équipe de Jean-Luc Moudenc prévoit une augmentation des GES liés aux transports de +11% d’ici à 2030 [5]… Il en résulte une incohérence entre le PDU et le PCAET. Même en réduisant à zéro la production des autres catégories (résidentiel, tertiaire…), l’objectif du PCAET est intenable avec le PDU actuel.

C’est entre autres cette absence de la vision d’ensemble [6] et de prise en compte des ordres de grandeur que nous promouvons, qui fait que l’écologie selon Moudenc est essentiellement du greenwashing : il est clairement insuffisant d’espérer s’en sortir par la seule végétalisation de la ville (dont on entend si souvent parler sans jamais réellement la voir advenir) et la construction d’une troisième ligne de métro !

Nos préconisations

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Nos sources

[1] Évaluation de l’état d’avancement de la transition bas-carbone en France, IDDRI, 2018 : https://www.iddri.org/sites/default/files/PDF/Publications/Catalogue%20Iddri/Etude/201810-ST12118FR-bilan%20transition_0.pdf

[2] PCAET Toulouse livre diagnostic : https://www.toulouse-metropole.fr/documents/10180/26817652/PCAET_Livre1_Diagnostic.pdf

[3] Émissions directes et indirectes, Ademe : https://www.territoires-climat.ademe.fr/ressource/42-14

[4] PCAET Toulouse livre stratégie : https://www.toulouse-metropole.fr/documents/10180/26817652/PCAET_Livre2_Strategie.pdf

[5] Projet Mobilités 2020-2025-2030 – Rapport d’évaluation environnementale (REE) – Volet 5 : https://tisseo-collectivites.fr/file-download/download/public/646

[6] Planification énergie-climat, PLUi : quelles articulations ?, Cerema : http://www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/fi00417_plui_energie_climat_01.pdf

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