Archipel Citoyen

Énergie décarbonée

Nos objectifs

Un autre volet important de la lutte contre le changement climatique est la sortie des énergies fossiles. Pour cela, la métropole a plusieurs leviers qui se répartissent en deux volets : le premier concerne le changement de source énergétique pour les usages qui consomment actuellement des énergies très carbonées ; le second est la production d’énergie de récupération ou d’origine renouvelable et bas carbone sur son territoire, notamment sous forme d’électricité et/ou de chaleur.

Toutefois, certaines sources de production d’électricité renouvelable sont intermittentes, c’est-à-dire qu’elles ne fonctionnent pas en permanence (l’éolien ne fonctionne pas en l’absence de vent), et non pilotables (on ne peut pas commander au soleil de briller pour alimenter un panneau solaire). Si nous voulons pouvoir les déployer largement, il faut compenser ces inconvénients par de nouveaux moyens d’effacement de la demande, c’est-à-dire la possibilité de faire varier la consommation électrique, comme par exemple une voiture électrique qui ne se rechargerait que quand le soleil brille.

Pour ce qui est du changement de source énergétique, les énergies très carbonées dont il faut sortir urgemment sont principalement les trois énergies fossiles : le pétrole (sous toutes ses formes : essence, diesel, fioul, kérosène…), le gaz (et donc également l’électricité produite par les centrales à gaz), et le charbon. Il est donc nécessaire de remplacer ces énergies (après avoir fait des économies d’énergie par la sobriété et l’efficacité) par les énergies peu carbonées que sont l’électricité produite en France, les énergies de récupération et les énergies renouvelables. On peut également favoriser l’autoconsommation (consommer de l’énergie qu’on a produit soi-même), qui peut aussi être un facteur de résilience, sous réserve que les systèmes employés n’augmentent pas la tension sur le système électrique français, qui va déjà être très sollicité par l’intermittence mentionnée plus haut et par l’augmentation de la demande liée à la sortie du fossile. On privilégiera donc le solaire thermique, la géothermie…

Pour ce qui est de la production, valoriser les énergies de récupération consiste à récupérer de l’énergie qui, sinon, serait perdue. C’est par exemple le cas de la chaleur émise par l’usine d’incinération des ordures ménagères du Mirail, qui est récupérée et distribuée pour chauffer les habitations via un réseau de chaleur. Les énergies renouvelables sont également intéressantes car elles sont inépuisables ou presque. Toutefois, il est important de ne faire entrer en service de nouveaux moyens de production d’énergie que si leur analyse de cycle de vie prévisionnelle (incluant les effets de l’intermittence et donc les impacts du stockage ou de l’effacement nécessairement associés) démontre un bilan carbone et un rendement énergétique (EROI) meilleurs que celui du mix électrique français actuel : il serait totalement contre-productif d’équiper massivement la ville de panneaux solaires fabriqués en Chine avec de l’électricité provenant d’une centrale à charbon.

Notre diagnostic

À Toulouse, l’énergie consommée sur le territoire de la métropole n’est qu’à 30% électrique, le reste étant à 38% du pétrole (principalement pour les transports) et à 30% du gaz naturel (principalement pour le chauffage), et seulement à 2% de la biomasse.

L’énergie produite sur le territoire est répartie entre de nombreuses sources différentes, parmi lesquelles figurent le bois, l’énergie thermique distribuée dans les différents réseaux de chaleur, dont la principale source est l’usine d’incinération des ordures ménagères du Mirail, la géothermie et l’aérothermie, et l’hydroélectricité. Les principaux projets de production d’énergie en cours de réalisation à Toulouse sont le réseau de chaleur Plaine Campus, l’unité de méthanisation de la station d’épuration de Toulouse Ginestous, et la centrale photovoltaïque de l’Oncopole, en partenariat avec la coopérative locale de production d’énergie Citoy’enR.

Toulouse dispose d’une régie municipale d’électricité, qui produit de l’électricité d’origine hydroélectrique, notamment à l’usine hydroélectrique du Ramier, et la revend à EDF.

Le vrai bilan du maire

La municipalité de Moudenc n’a pas de problème avec le développement des énergies renouvelables et notamment du photovoltaïque et des réseaux de chaleur, mesure consensuelle qui bénéficie d’une bonne image de marque auprès de la population. D’autres gisements d’énergie sont laissés de côté sans raison apparente, comme le solaire thermique. Toutefois, aucune garantie n’est apportée pour systématiser la qualité environnementale de ces nouveaux projets et garantir leur faible empreinte carbone.

En outre, au niveau de la sortie des énergies fossiles, le compte n’y est pas : la mesure phare de la municipalité actuelle est de transformer les bus diesel de Tisséo… en bus au gaz, une autre énergie fossile, à peine moins climaticide.

Nos préconisations

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Nos sources

Bilan territorial de Toulouse Métropole de 2016 élaboré par l’Observatoire Régionale de l’Énergie d’Occitanie (OREO)

PCAET Toulouse métropole – Livre 1 – Diagnostic (2018)

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