Archipel Citoyen

Pour une économie dynamique

Nos objectifs

Pour la transition écologique, inclure par l’emploi, remettre la citoyenne et le citoyen au centre

Face aux enjeux climatiques et à leurs conséquences (sortie des énergies fossiles, crise des secteurs dépendants, apparition de « chômeurs écologiques » …) il est fondamental de lier la question du climat et celle de l’emploi pour réussir une transition écologique juste socialement.

Le nouveau projet économique de « transition écologique » (Toulouse et Toulouse Métropole) qui sera mis en oeuvre sera au service de la transition et de la justice sociale, il favorisera la création de milliers  « d’emplois – climat » en appuyant les filières concernées par la transition, pour des emplois utiles et de qualité. Il s’agit de passer d’une logique de gains de productivité et de croissance comme solution aux problèmes de chômage et de transition, à une logique de gains de qualité, de proximité et de soutenabilité écologique (dans une logique faible coût et basse technicité) et sociale.

Pour cela, il  est vital de recentrer les politiques publiques vers une économie de la proximité et d’aider à la diversification, en intégrant les besoins sociaux des habitant.e.s, pour des activités à forte valeurs d’usage. La crise sanitaire et la crise économique et sociale qui vient renforcent ces exigences.

Les politiques économiques, les commandes publiques, les aides de la ville de Toulouse et de la Métropole en général seront toutes orientées sur ces objectifs : impact social, environnemental et énergétique. Sur ces critères, la première action consistera à auditer les grands programmes d’investissement et leur impact sur la dette, pour les remettre éventuellement en cause. Nous auditerons aussi les aides et subventions apportées au secteur économique les appels à projet (« Smart City »..) et les contrats de délégations de service public (par exemple marché de l’eau, parking, Marché d’Intérêt National…)

 La Région et l’État sont en première ligne sur les politiques économiques. Par ailleurs, Toulouse Métropole exerce aussi la compétence économique ce qui l’engage à avoir des relations étroites avec la Région et l”Etat au service et au bénéfice de ses habitants (aide aux entreprises et aux secteurs d’activité, recherche – développement, formation professionnelle, schéma régional de développement économique..).  

Notre diagnostic

Toulouse et Toulouse Métropole sont aujourd’hui fortement dépendantes de quelques secteurs d’activité et de grands groupes essentiellement orientés à l’international (aéronautique, spatial, électronique et systèmes embarqués, santé, biochimie, etc…)

Les politiques économiques de Toulouse et Toulouse Métropole sont trop orientées vers la croissance (sans attente ni approche critique sur son contenu…). L’impact social et environnemental y sont peu pris en compte. La concertation  avec les citoyennes et les citoyens, les syndicats, ou encore les formes alternatives de l’économie est quasi inexistante ou utilisée en communication politique.

La « métropolisation » (au sens économique du terme – faire de Toulouse une capitale européenne) sert de crédo permanent avec la recherche de la « croissance – PIB », d’une attractivité “haut de gamme” ou encore la mise en oeuvre de grands projets urbains inutiles. Les actions qui en découlent se mènent sans réflexion sociale ou écologique et au mépris du chômage, de la précarité et des classes populaires et moyennes que l’on renvoie vers les périphéries urbaines.

Dans cette logique, la tendance est à la délégation des services publics au privé  dans un contexte néfaste d’austérité budgétaire qui contraint les moyens d’action (Pacte financier Macron avec l’Etat) et à une restriction des dépenses de fonctionnement des services.

Post Covid ! La crise sanitaire a révélé les failles de notre société : carences et non adaptation de nos activités productives pour répondre aux besoins fondamentaux ; vulnérabilité et injustice d’un système économique mondialisé, rôle fondamental des « premières et premiers de cordées », aux métiers très féminisés, mal considérés et mal payés…

Les menaces de plans de licenciements demandent de défendre les emplois, notamment dans la filière aéronautique, mais aussi à repenser l’ensemble du tissu industriel dans un objectif de transition écologique. La crise sanitaire a accru la crise sociale préexistante et a engendré des difficultés importantes pour les TPE PME, dont les sous-traitants, qui en France représentent la grande majorité des emplois, mais aussi pour toutes les activités, artisanales, commerciales, culturelles… Elle aura des conséquences graves pour les salariées et les salariés, pour la population de la métropole, jeunes, femmes, actifs, quelle que soit leur qualification. De nouvelles filières, de nouveaux usages vont devoir être envisagés, de nouvelles contraintes géographiques, matérielles, sociales et économiques vont apparaître du fait des mutations de l’après-pétrole et des urgences énergétiques et climatiques.

Le vrai bilan du maire

Toulouse et son maire agissent de manière « autoritaire », en position de monopole et n’engagent pas de concertation réelle, avec les citoyens et les communes de la métropole, ou les territoires voisins.

Le Schéma de développement et de rayonnement économique adopté en  2016 a ainsi été élaboré sans véritable concertation, uniquement avec les grands groupes essentiellement. Il privilégie au nom de l’attractivité et de la métropolisation, sept territoires économique d’excellence… pour les investisseurs (quartier d’affaire – tour Occitanie, Plate-forme aéroportuaire,…) ainsi que de grands équipements à faible utilité sociale  (METT – futur Parc des Expositions). Ce schéma oublie complètement la majorité des actifs du territoire et ne retient  aucune proposition pour l’emploi ou pour les quartiers prioritaires de la politique de la ville !

Les actions en faveur de l’emploi menées par Toulouse Métropole Emploi ou encore les projet soutenu par le Programme local l’insertion par l’emploi (PLIE) sont modestes et peu adaptés, tout comme le recours aux clauses sociales ou environnementales dans la commande publique. La mairie préfère mettre en avant les forts symboles locaux qui font la fierté des habitantes et habitants ( Airbus – rugby – opéra – capitole…). pour masquer le “coté obscur” de la réussite toulousaine (précarité, chômage, gentrification par l’emploi…).

Post Covid ! Le maire sortant réagit en reprenant les vieilles recettes économiques, avec des « plans de relance » co construits uniquement avec les dirigeants d’entreprises, sans consultation ni association des salariés ou de la population. Son objectif : revenir le plus rapidement possible au monde d’avant, à l’ordre néo-libéral, sans engager une transition écologique, sans conditionner fortement les aides apportées à cet objectif.

Nos préconisations

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Nos sources

  • Schéma de Développement Economique, d’Innovation et de Rayonnement Métropolitain de Toulouse Métropole adopté le 18 février 2016 et documents ultérieurs
  • Contributions du CODEV  “Emploi, pour une métropole facilitatrice”, “Politique de la ville, cohésion et solidarité des territoires”
  • Site de Toulouse Métropole et délibérations communautaires
  • Données statistiques Insee, Pôle Emploi…
  • Plate-forme emploi-climat.fr “Un emploi pour chacun.e, la transition pour tous et toutes !”
  • Différentes plateformes sur le Low Tech, visant à subvenir à nos besoins sans faire appel à des technologies complexes, et émettrices de CO2
  • Travaux de recherche de Michel Grossetti et Olivier Bouba-Olga sur la métropolisation en particulier “La mythologie CAME (Compétitivité, Attractivité, Métropolisation, Excellence) : comment s’en désintoxiquer ?” https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01724699v2″
  • Différentes notes et contributions sur la crise du secteur aéronautique post Covid et ses conséquences
  • Plans de relance Emploi économie du maire sortant (juin 2020)  et note critique par la Fondation Copernic

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