Archipel Citoyen

Vente de l’aéroport Toulouse-Blagnac : un scandale financier et démocratique

C’est maintenant officiel : Eiffage vient de racheter les actions de l’aéroport de Toulouse-Blagnac actuellement détenues par la société Casil Europe.
La manœuvre financière de Casil Europe aura donc fonctionné et leurs bénéfices vont être optimisés, à hauteur de 200 millions d’euros, sans compter les millions accumulés par 5 ans de ponctions des réserves et des bénéfices de l’aéroport. Ce pillage aura eu lieu sous nos yeux, avec la complicité de l’État dans un dossier initié par le gouvernement Valls et dont avait la charge le ministre de l’économie Emmanuel Macron, premier soutien aujourd’hui de Jean-Luc Moudenc.
Plus grave encore, le pacte d’actionnaire sera maintenu entre l’État et le nouvel actionnaire Eiffage, laissant cette société seule maître à bord. On peut d’ailleurs noter que le prix de vente aura été majoré grâce à l’existence de ce pacte qui garantit le vote de l’État aux côtés de Eiffage pour toutes les décisions stratégiques et donne donc aux actions un pouvoir, et donc un prix, bien supérieurs.Eiffage sera donc le prochain gestionnaire et Toulouse Métropole un actionnaire minoritaire. 
Dans ce contexte, Archipel rappelle plusieurs de ses engagements en cas de victoire lors de l’élection municipale de mars prochain.
Le premier est une mobilisation permanente pour que le trafic aérien ne vienne pas nuire au bien-être des riverains et annihiler la lutte contre le réchauffement climatique.
Le deuxième est d’œuvrer sans relâche auprès de l’État pour un retour de l’aéroport à une gestion 100 % publique.
Le troisième est de publier de manière totalement transparente les décisions du conseil de surveillance de l’aéroport et de dénoncer tout manquement, social, environnemental ou démocratique.

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