Archipel Citoyen

Mettre en place une gestion non-violente (ni abattage ni empoisonnement) des populations de rats, de ragondins et de pigeons

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Le ou la Maire définit la politique de lutte contre la prolifération d’animaux jugés indésirables : rats, pigeons, corneilles, corbeaux, renards, etc. Dans le cas de nuisances avérées, il ou elle procède impérativement à ​une étude diagnostic (comptage, cause(s) de la modification des comportements…) avec préconisations avant la mise en place d’actions. Il ou elle préfère les actions préventives plutôt que curatives : dans les espaces urbains, maintenir un haut niveau de propreté afin d’éviter que les “indésirables” ne viennent s’alimenter des déchets, mettre en place des poubelles publiques rigides fermées et des conteneurs semi-enterrés, sensibiliser les habitant·e·s pour qu’ils arrêtent le nourrissage individuel des pigeons… Si une régulation des populations s’avère réellement nécessaire, il ou elle opte pour des méthodes alternatives, comme la stérilisation, la mise en place de pigeonniers contraceptifs en accord avec les habitant·e·s, les répulsifs ou une meilleure gestion écologique (favoriser les prédateurs) aux solutions létales toujours cruelles.

2 Comments

  1. Hugo Granger

    Les préconisations sur la gestion des moustiques ne sont pas présentes? Je ne les ai pas vu c’est un enjeu important surtout pour une ville établie sur la Garonne. Un programme municipal se doit de traiter cette question, de plus il existe de nombreuses façon écologique pour répondre à ce défi… Habitant en bord de Garonne, dès le retour de la chaleur il faut composer avec ces nuisibles quels seraient vos propositions?

    La question d’un traitement non violent des nuisibles posent la question de son efficience. Les rats prolifères dans les résidence et sur les bords aménagés de la Garonne, les ragondins eux sont aggressifs et ont peu de prédateur. Ces derniers sont des animaux agressifs et un nombre trop élevé de cette espèce met en danger les bords de lacs, étangs, fleuves. Une gestion pacifique des rats, ragondins semble peu probable, ou en tout cas vos préconisations ne sont pas assez éclairante…

    • Manuel Leick-Jonard

      Bonjour, la préconisation sur les moustiques n’a pas été rangée dans cette partie, mais vous pouvez la retrouver ici : https://www.larchipelcitoyen.org/idea/proteger-les-toulousaines-et-toulousains-contre-les-moustiques-et-notamment-contre-le-moustique-tigre/.
      N’hésitez pas à la commenter et également et proposer d’autres solutions si vous pensez qu’il manque quelque chose.
      Les rats et les ragondins sont deux cas de figure très différents.
      Le ragondin est une espèce exotique originaire d’Amérique du Sud qui peut perturber fortement nos écosystèmes européens. Une gestion “écosystémique” consiste à gêner l’installation des rongeurs (reprofilage de berges en pentes douces, aménagements favorisant les prédateurs des ragondins juvéniles comme le renard roux…) et est maintenant recommandée, mais le recours au piégeage est souvent nécessaire. Dans tous les cas il est impératif que les animaux capturés dans les pièges soient euthanasiés sans souffrance et le plus rapidement possible après la capture, contrairement à ce qui se pratique encore trop souvent en France. Les associations de protection de la nature ont démontré que la prévention permettrait de réduire les dégâts et que la méthode alternative du piégeage suffisait à maintenir les populations à un niveau acceptable, lorsque c’est nécessaire.
      Concernant les rats, espèce locale et nécessaire au bon fonctionnement de nos écosystèmes et notamment à la salubrité de nos villes, l’approche doit être totalement différente. Les empoissonnements classiques ne permettent pas de “réguler” une population qui si elle trouve une niche écologique adaptée continuera à prospérer. Il faut donc agir en premier lieu sur ses sources de nourritures (meilleure gestion des déchets, diminution du nourrissage des pigeons…), ses lieux de vie (si un “nid” est repéré, faire en sorte qu’il ne soit plus accessible) et plus marginalement ses prédateurs (rapaces, renards…). L’empoisonnement, en plus de générer des souffrances violentes, peut être contreproductif en tuant au passage les prédateurs des rats ou d’autres cibles. Les méthodes de stérilisation sont par exemple à étudier car moins génératrices de souffrance et d’effets collatéraux.
      Il faut donc avoir une vision plus écosystémique que le réflexe immédiat de tuer car tant qu’une espèce trouver un milieu accueillant elle s’y développera ou y reviendra et ce n’est pas en tuant quelques membres de la population qu’elle disparaitra.

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