Archipel Citoyen

Au Capitole comme ailleurs, plus personne ne doit décider à notre place / 8 mars

Rendez-vous ensuite à 16h en haut des allées Jean Jaurès pour la manifestation à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Au Capitole comme ailleurs, plus personne ne doit décider à notre place !

Violences faites aux femmes, mouvements des gilets jaunes ou de défense des retraites, manifestation pour le climat, etc., dans un contexte d’urgence sociale, climatique et démocratique, à Toulouse comme dans le monde entier, partout les femmes montent au créneau pour se faire entendre. Le 8 Mars aussi.

Ce renouveau des luttes féministes, à Toulouse comme partout dans le monde, traduit la volonté collective des femmes de refuser la place qu’on leur assigne, cela passe notamment par la lutte contre les inégalités et les violences sexistes dont elles font l’objet dans l’espace public, à la maison, au travail, à l’école, dans la culture, dans le sport, et ailleurs. Résolument féministes, les candidates et les candidats de la liste Archipel Citoyen étaient et sont présent·es dans toutes ces mobilisations et continueront à le faire pendant leur mandat.

Archipel Citoyen s’engage à faire de Toulouse une ville féministe en menant une politique de prévention, de mise à l’abri et d’accompagnement de toutes les femmes confrontées aux violences sexistes.

Dans tous les milieux, la parole se libère pour dénoncer l’insupportable. Parce qu’elles se déroulent fréquemment dans la sphère privée, où elles restent souvent cachées, (25 000 femmes concernées par les seules violences conjugales à Toulouse), parce qu’elles restent tolérées voire justifiées, parce qu’elles s’appuient sur une culpabilité alimentée par une absence de prise en compte de la parole des femmes, les violences faites aux femmes – qu’elles soient physiques, sexuelles, verbales, psychologiques ou économiques – nécessitent une politique volontariste.

  • Nous mènerons des campagnes de promotion de la culture du consentement auprès des Toulousains et des Toulousaines, en direction des établissements de nuit, pour lutter contre les comportements et violences sexistes et proposerons des formations au personnel municipal dédié notamment à la sécurité, à la prévention, à la santé, à l’éducation, au sport.
  • Nous soutiendrons davantage les associations qui se battent au quotidien pour faire respecter les droits de toutes les femmes, en commençant par revenir sur la politique de baisse de subventions menée par la municipalité sortante.
  • Nous créerons une Maison des femmes servant de guichet unique, pour être à l’écoute et accompagner les femmes dans leurs démarches, pour l’accès aux droits, aux soins, au logement, à la réinsertion, en lien avec le réseau les différents partenaires associatifs et institutionnels intervenant dans le champs des violences faites aux femmes (Apiaf, Olympe de Gouges et autres centres d’hébergement et de réinsertion sociale, Planning Familial, Pôle Emploi, services sociaux, Maison des droits, etc.).
  • Nous veillerons en particulier à apporter une aide aux femmes migrantes et aux victimes de discriminations ou de menaces du fait de leur genre ou de leur orientation sexuelle et abrogerons les arrêtés anti-prostitution qui ne font que déplacer les lieux de prostitution du centre-ville vers les faubourgs en renforçant l’isolement des prostitué·es.

Archipel Citoyen s’engage à faire de Toulouse une ville féministe en renforçant l’indépendance et la capacité d’agir des Toulousaines, conditions essentielles pour leur garantir l’exercice de leurs droits et de leurs choix.

  • Une indépendance qui passe par la mise à disposition des Toulousaines de services publics locaux de qualité dans tous les quartiers : création de 1000 places supplémentaires en crèche, rénovation et construction d’écoles avec rétablissement de la cantine gratuite pour les familles modestes ; création  de centres de santé municipaux et d’un nouveau service municipal de conciergerie en lien avec un réseau de concierges implanté au sein des Offices d’HLM ; rééquilibrage des subventions et de l’occupation des équipements sportifs et culturels au profit des femmes ; déploiement d’un réseau de transports en commun cadencé sur toute la ville, gratuit pour les petits revenus et mise en place d’arrêts à la demande la nuit en dehors des arrêts de bus réguliers, etc.
  • Nous favoriserons l’indépendance des femmes en menant une politique qui leur garantisse l’accès à un logement digne, par le contrôle des loyers, la mise en place d’une caution solidaire universelle, la remise à plat des critères d’attribution des logements HLM, leur rénovation thermique et phonique.
  • Nous agirons pour être des employeurs exemplaires en garantissant des recrutements non-discriminants (critères précis, CV anonyme) et l’égalité de traitement femmes-hommes, en déployant une politique salariale ambitieuse et en utilisant tous les moyens légaux pour mettre fin à la précarité qui touche majoritairement les femmes.
  • Enfin, nous donnerons la parole aux Toulousaines en s’appuyant sur leur expertise d’usage pour aménager un espace public accessible à toutes et tous, un espace neutre du point de vue du genre dès la conception des projets urbains et des équipements, un espace animé et accueillant ; en leur mettant à disposition des maisons communes pour se rencontrer ; en leur donnant la possibilité, à chaque fois qu’il faudra prendre des décisions sur des enjeux majeurs pour la ville, de proposer, de co-construire et de décider au sein d’Assemblées citoyennes décisionnaires.

Pour finir, les Toulousaines pourront compter sur des élues et des élus qui se sont engagés « à démissionner ou demander immédiatement [leur] démission en cas de mise en examen pour des délits de racisme, xénophobie, violence faite aux femmes, homophobie ou autres crimes contre les droits de l’Homme ou les droits des travailleurs et travailleuses. » – engagement qui s’applique aussi « pour les propos tenus publiquement à caractère sexiste, raciste ou homophobe. », en signant le code éthique d’Archipel Citoyen.

Pour retrouver la totalité de nos préconisations pour les politiques publiques en faveur des femmes : https://www.larchipelcitoyen.org/programme/

DROITS DES FEMMES

Soutenir financièrement et matériellement les associations impliquées dans la défense des droits des femmes, la lutte contre les violences faites aux femmes (dans l’espace public comme à la maison) et l’égalité entre les femmes et les hommes, en revenant sur la baisse des subventions associatives menée par la municipalité sortante.

Promouvoir une approche globale des relations affectives et sexuelles dans le respect des choix de chaque personne

– Soutenir le travail de collaboration entre les différents acteurs : centres de planification, professionnel·les de santé, associations, éducation nationale, structures d’éducation à la santé, service communal de santé.

– Contribuer à l’information et la prise en charge en matière de contraception et d’interruption volontaire de grossesse : centres de planification, professionnels de santé, associations, Éducation nationale, structures d’éducation à la santé, service communal de santé.

– Informer et faire une campagne ambitieuse d’éducation à la sexualité et à la culture du consentement auprès de l’ensemble de la population pendant le mandat ;

– Renforcer la prévention et le dépistage des infections sexuellement transmissibles en allant au devant des personnes les plus marginalisées.

Intégrer le dispositif “Villes sans sida” et proposer un cadre minimal d’engagements de la ville pour l’atteinte des objectifs de lutte contre l’épidémie.

Dialogue avec la CPAM31 pour que l’initiative de Paris sans Sida, du dépistage gratuit en laboratoire d’analyses médicales soit répliquée à Toulouse.

Soutenir le maintien du centre de santé de la Grave, notamment du Centre gratuit

d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD).

Créer un conseil des discriminations et des exclusions

Créer un conseil des discriminations et des exclusions dont les modalités de fonctionnement devront discutées avec les associations.

Ce conseil sera :

inclusif : en cogestion avec les élu·es, les associations gestionnaires et représentatives des personnes discriminées, et les habitantes et les habitants eux-mêmes, le personnel municipal, les universitaires qui étudient ces questions ;

doté d’un budget autonome ;

organisé par commissions thématiques.

Ses missions

Informer : recueillir des données pour faire émerger des préconisations (diagnostic territorial notamment sur les thématiques Emploi, Éducation et Logement ; marches exploratoires, opérations “testing” sur les recrutements, etc.)

Participer : rendre des avis sur les projets municipaux impactant les personnes discriminées et sur les budgets de la Ville.

Proposer : actions, événements, études, recherches, etc.

Contrôler : publication d’un bilan annuel d’évaluation des politiques publiques locales, poste de médiatrice ou de médiateur municipal, etc.

Affirmer le soutien de la municipalité aux victimes de violences discriminatoires dans la ville

– par la condamnation des agressions discriminatoires dans l’espace public et l’affirmation du soutien aux victimes ;

– par la présence des élu·es aux grands événements organisées par les associations qui luttent contre les discriminations et lors des cérémonies pour la mémoire des personnes discriminées.

Garantir des documents officiels et publications municipales inclusifs

en les rédigeant en langage neutre ou non sexiste, épicène.

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Parce qu’elles se différencient des autres violences sur de nombreux points, les violences faites aux femmes – qu’elles soient physiques, sexuelles, verbales, psychologiques ou économiques – nécessitent une politique spécifique. Les conséquences sur leur santé physique, mentale et somatique sont lourdes du fait qu’elles se déroulent fréquemment dans la sphère privée, où elles restent souvent cachées (proximité entre la victime et l’agresseur, phénomène de l’emprise, peur de ne pas être crue, contraintes matérielles ou vis-à-vis des enfants qui empêchent la victime de révéler les faits de violences, etc.). On estime à 25 000 femmes concernées par les seules violences conjugales à Toulouse. La ville doit accentuer son action en lien avec les associations dédiées pour prévenir ces violences, mettre à l’abri et accompagner les victimes.

Créer une maison municipale des femmes

Il s’agit de créer, avec les différents partenaires, un lieu municipal servant de guichet unique, pour proposer de l’accompagnement dans les différentes démarches, de l’accès aux soins, au droit, au logement, à l’aide à la réinsertion et mettre en réseaux les différentes associations et professionnel·les sur le sujet des violences faites aux femmes.

Créer des maisons d’urgence

Nous créerons des maisons d’urgence, notamment pour les femmes victimes de violence. Ces femmes ont droit pour l’heure à 14 nuitées par le SIAO (des chambres d’hôtel qui ont un coût), avant de retourner à la rue.

Nous augmenterons les moyens matériels et humains pour répondre à leurs besoins :

– sur le court terme, en hébergements d’urgence accessibles rapidement ;

– sur le moyen terme, en logements de transition ;

– sur le long terme en logement pérenne, en menant une politique du logement leur permettant d’accéder à leur indépendance (contrôle des loyers, Caution Solidaire Universelle, etc.).

Plus qu’un hébergement, il s’agira de les accompagner vers une vie nouvelle, pour se

reconstruire (soins médicaux, psychologiques, retrouver une autonomie, un travail, un

logement) en lien avec la maison des femmes.

Former et sensibiliser les agents municipaux à la gestion des violences faites aux femmes, notamment les policiers municipaux, les personnels des crèches, des écoles, de santé et le réseau de concierges à mettre en place au sein des Offices d’HLM (dans le cadre de la création du nouveau service communal de conciergerie).

Mener des campagnes de sensibilisation auprès du grand public et publier les données, rapports, et les décisions publiques concernant la lutte contre les violences et les politiques de prévention mises en place, favoriser l’accès à ces ressources.

Renforcer et élargir le “Service Allo Toulouse”

Il s’agit de maintenir un numéro unique d’urgence local, géré par une cellule spécialisée qui fonctionnera comme le numéro d’urgence du SAMU et de proposer un service d’appels de nuit.

Une référente sera spécifiquement formée et dédiée à la question des violences faites aux femmes et sera en lien avec les différentes associations et institutions concernées.

Des partenariats seront renforcés avec les associations, les médiateurs, la police municipale et nationale, le service de conciergerie, les professionnels de santé et du droit, le Conseil de la Nuit, etc. Le service proposera/relaiera les campagnes de prévention et de sensibilisation sur les violences faites aux femmes.

Politique de la nuit / Promouvoir la culture du consentement et lutter contre les

comportements et violences sexistes

Une charte destinée aux établissements de nuit et aux organisateurs de grands événements festifs sera élaborée avec les associations féministes et LGBT en lien avec les acteurs du conseil de la Nuit, elle pourra proposer, par exemple :

– d’apposer des affiches prônant la culture du consentement au sein des établissements de nuit ;

– la mise en place de formation pour les vigiles pour leur permettre de prévenir et d’intervenir face aux comportements sexistes et violents de certains clients vis-vis des femmes et des personnes LGBT ;

– la mise en place d’un label décerné aux établissements respectant cette charte ;

Cette charte et ce label feront l’objet d’une campagne de sensibilisation d’une campagne d’affichage de la municipalité et de diverses actions de sensibilisation (actions de nuit notamment).

Politique de la nuit / Adapter les transports la nuit

L’offre de transports publics la nuit doit être repensée pour s’adapter en fonction des publics et des événements festifs.

Des arrêts à la demande la nuit en dehors des arrêts de bus réguliers doivent être proposés, tout comme une adaptation de l’amplitude horaire des transports, ainsi qu’un service de navettes dans certaines zones non desservies.

Politique de la nuit / Mener un audit sur l’éclairage public

L’absence ou l’insuffisance d’éclairage public est parfois génératrice d’un sentiment d’anxiété voire d’insécurité notamment pour les femmes.

Cependant, le lien entre éclairage public et sécurité n’est pas évident. Une étude doit donc être menée sur le territoire de la commune pour déterminer les lieux où il y a de l’éclairage, les lieux où il y a de la délinquance et proposer avec les habitant-es et les différents acteurs une approche globale de l’éclairage dans la ville.

Politique de la nuit / Mettre en place des permanences mobiles

Il s’agit de favoriser ces permanences animées par différentes associations, liées à la santé, la prévention, les violences faites aux femmes etc., pour réduire l’isolement.

Ces permanences seraient orientées sur l’accès aux soins, accès à l’information, la prévention, en lien avec le Conseil de la Nuit et les associations dédiées.

Aménagement préventionnel de la Ville

Développer une approche de l’aménagement de la ville, au travers de marches “exploratoires” avec des groupes d’habitant·es à l’échelle de leur quartier, pour réaliser des diagnostics de terrain en lien avec les services de la ville (urbanisme, police municipale, etc.). Cette démarche – qui s’appuie sur l’expertise d’usage des habitant·es – permet de repérer les espaces anxiogènes, accidentogènes, inaccessibles, etc., et d’agir pour rendre l’espace public à l’ensemble de ses usagers.

Ces marches exploratoires peuvent cibler différents publics en fonction des projets et difficultés rencontrées dans le partage de l’espace (femmes, personnes en situation de handicap, mineur·es, personnes âgées, cyclistes, etc.)

Élargir les compétences de la commission des Libertés publiques

La commission des libertés doit associer tous les acteurs et actrices, des habitant·es et des professionnel·les pour mettre en place une politique locale de lutte contre les violences et les discriminations, avec des actions de prévention.

Suivant l’exemple d’autres ville comme Grenoble, une enquête de victimation pourra être réalisée en partenariat avec les universités à l’échelle métropolitaine pour apprécier plus finement la situation. Ce type d’enquête permet en effet d’évaluer la proportion et le profil des personnes victimes de violences, bien au-delà des seules statistiques de la gendarmerie et de la police, qui ne tiennent pas compte par exemple des délits ne faisant pas l’objet d’une plainte (discriminations, violences faites aux femmes, etc).

Mettre en place un dispositif renforcé de protection des prostitué·es en danger

En lien permanent avec les associations, nous proposons de déployer un ensemble de mesures permettant de mettre à l’abri et de garantir l’intégrité physique ou psychique des prostitué·es :

– abrogation des arrêtés anti-prostitution qui ne font que déplacer la prostitution du centre ville vers les faubourgs en renforçant l’isolement des prostitué·es ;

– aide financière, soutien matériel, psychosocial ou financier pour la reconversion

professionnelle ;

– soutenir et favoriser les permanences de proximité la nuit (locaux de quartier, véhicules mobiles, déambulations citoyennes) des associations de prévention, de réduction des risques, d’information des droits et d’accompagnement psychosocial des publics vulnérables ;

– soutien des associations dédiées ;

– création de centres d’hébergement ou faciliter l’accès à de l’hébergement de transition ou à un nouveau logement ;

PETITE ENFANCE

Créer de nouvelles crèches municipales.

1000 places sont à créer : 500 en crèches collectives en créant de nouvelles crèches et en réalisant des extensions et 500 en crèche familiale et crèche associative après consultation des habitantes et habitants quant à leur localisation et leur projet architectural. L’évaluation des besoins devra prendre en compte la croissance démographique dans les quartiers en forte croissance (Montaudran, Saint-Simon, Malepère, Paleficat, Guillaumet, Brouardel, etc.).

Ces projets et leur localisation sont à étudier autant que possible en synergie avec les autres équipements publics à prévoir (bibliothèques, écoles, équipements culturels ou sportifs, seniors) et l’accès aux en transports en commun.

Rééquilibrer les critères d’attribution des places en crèche pour plus d’équité, notamment en intégrant le revenu des parents et la composition de la famille comme critère d’attribution.

Favoriser le retour à l’emploi après une période de chômage et l’emploi des femmes. Soutenir les parents élevant seuls leurs enfants.

Augmenter des places d’accueil pour les femmes travaillant en horaires “décalés” ou atypiques.

Le dispositif Pop In qui propose un mode de garde à domicile pour les enfants des familles concernées, ne permet d’accueillir que 120 enfants. La faiblesse de ce mode de garde alternatif est un véritable frein au retour à l’emploi, notamment des femmes. Après évaluation des besoins auprès des parents, nous proposerons :

– d’augmenter le nombre de places du dispositif Pop in ;

– de revenir sur la diminution de l’amplitude des horaires d’ouverture de certaines crèches réalisée au cours du mandat précédent.

Promouvoir un plan d’actions en faveur de l’égalité filles-garçons dans les crèches et les écoles

Ce plan d’action devra repérer et évaluer les freins à l’égalité afin d’être en mesure de les dépasser et les déconstruire. Il se poursuivra par des actions de sensibilisation et de formation des personnels municipaux de la petite enfance et de l’animation en impliquant les parents. La collectivité pourra se faire accompagner par des structures spécialisées à l’image des programmes Égalicrèche ou Égalecole développés par Artemisia.

Proposer des “salles d’allaitement” dans les locaux publics

Avant tout, il est essentiel de respecter le choix des femmes quant à l’allaitement : biberon, sein, ce sont les femmes qui décident !

Actuellement, la ville de Toulouse n’a aucune politique en matière d’allaitement. Nous proposons :

– la mise en place de lieux accueillants -« salles d’allaitement » ou « coin allaitement » – dans les accueils publics (mairies annexes, bibliothèques, piscines, musées, théâtres, administrations etc.) dans lesquelles les femmes pourront trouver des fauteuils confortables et des coussins, du calme et de l’intimité ainsi qu’un point d’eau et une table à langer ;

– l’amélioration de l’accompagnement de l’allaitement dans les crèches de la ville : travail avec les équipes des crèches pour soutenir l’apport et la conservation du lait, en veillant aux conditions de transport et de traçabilité ; plus grande ouverture des crèches aux tétées en cours de journée ;

– l’affichage du logo international de l’allaitement pour signaler ces lieux ;

– une sensibilisation des personnels municipaux afin d’offrir un accueil chaleureux aux femmes allaitantes ;

– d’offrir aux agentes de la collectivité de bonnes conditions pour allaiter ;

– d’inciter les commerces, restaurants, cinémas etc. à devenir des lieux « amis des bébés » et de publier une carte localisant ces lieux.

Diversifier l’accueil des tout·e-petit·es, soutenir les assistant·es maternel·les

– Mettre à disposition des locaux mutualisés pour les assistant·es maternel·les employé·es par la ville. Ces maisons d’assistantes maternelles (MAM) sont des lieux dans lesquels plusieurs assistant·es maternel·les se réunissent pour garder ensemble les enfants, en mutualisant les moyens et en se soutenant dans leur pratiques.

Ce type d’accueil s’adressent aux enfants qui présentent une importante succession d’épisode infectieux à leur entrée en crèche ou des difficultés importantes de socialisation. Il serait un moyen de remédier au manque d’assistant·es maternel·les, par exemple en centre ville du fait du coût des logements.

– Développer les Relais assistantes maternelles (RAM) sur les secteurs non pourvus à ce jour, en collaboration étroite avec la CAF.

Dispositifs initiés en France par la CAF et crées en partenariat avec les collectivités locales, les RAM organisent des temps de rencontre et d’échange de pratiques pour les assistantes maternelles indépendantes et les gardes d’enfants à domicile, dans le but d’améliorer la qualité de leur accueil et de rompre leur isolement.

LA VILLE, EMPLOYEUR EXEMPLAIRE

Garantir des recrutements exemplaires et inclusifs

– Garantir des recrutements non-discriminants, sans favoritisme, avec la généralisation du CV anonyme, la définition de critères de sélection précis et le respect de l’égalité femmes –hommes.

– Recourir aux emplois aidés (quand ils seront à nouveau disponibles) comme voie d’entrée à part entière vers l’emploi statutaire.

– Privilégier l’emploi à temps plein, y compris en proposant plusieurs missions aux agent·es volontaires.

Mettre fin au précariat, assurer un revenu décent à toutes et tous

– Mettre fin au précariat, ré-internalisation des services pérennes externalisés, comme les CLAE non associatifs dépendants de marchés publics, utilisation de tous les moyens légaux en vue de la titularisation des personnels contractuels ;

– Rétablissement du régime indemnitaire pour les contractuel·les ;

– Politique salariale ambitieuse, égalité de traitement hommes-femmes, titulaires-

contractuel·les, amélioration substantielle des déroulements de carrière, en particulier à travers une augmentation des ratios promus/promouvables en concertation avec les organisations syndicales représentatives.

Lutter contre les discriminations de genre au travail dans la Ville

– Revaloriser les postes occupés par les femmes : agir sur leurs avancements de carrière, faire la promotion des métiers traditionnellement féminins auprès des hommes.

– Soutenir les changements de carrière auprès des femmes : offre de formation rémunérée, valorisation des postes traditionnellement masculins auprès des femmes.- Soutenir les familles et les femmes en créant des crèches proches ou à l’intérieur des espaces de travail.

– Encourager et favoriser les congés parentaux auprès des hommes et garantir le droit au temps partiel choisi pour raisons familiales aux hommes et aux femmes qui en feraient la demande.

UNE VILLE ACCUEILLANTE ET PROTECTRICE

Signer et mettre en œuvre la charte de l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants

Comme de nombreuses collectivités l’ont déjà fait (Saint Denis, Nantes, Grenoble, Briançon, Strasbourg, Grande-synthe, Région Occitanie, etc.), la ville s’engage à mettre en œuvre cette charte, à se fédérer avec ces territoires pour mener des actions en direction de l’État, pour un autre politique migratoire.

Créer un lieu de premier accueil des migrant·es

Les renseignements, informations et conseils que reçoivent les exilé·es à leur arrivée sont décisifs pour la suite de leur parcours.

Ce point d’accueil et un livret d’accueil permettront de mettre en lien les acteurs et actrices de l’accueil sur le territoire. Il mettra à disposition des ressources d’information, de traduction, d’accès aux droits, etc., associant collectivités, associations et professionnel·les juridiques, linguistiques et formés à la médiation culturelle, en lien avec des fonctionnaires ou contractuel·les de la collectivité pour accompagner individuellement les démarches de demande d’asile ou autres (titre de séjour, accès aux droits, etc.).

Il veillera en particulier à apporter une aide aux femmes migrantes et aux victimes de

discriminations ou de menaces du fait de leur genre ou de leur orientation sexuelle.

Une attention particulière sera également apportée aux mineur·es isolé·es dans le respect du principe de la présomption de minorité.

Faciliter l’accès pour les migrant·es aux services sociaux et aux équipements communaux

Permettre l’accès gratuit aux centres de santé, aux aides du CCAS, à la scolarisation, aux activités périscolaires, au sport, aux transports publics, etc., pour les familles, les enfants, les femmes et les hommes isolés, les mineur·es non accompagné·es, etc.

LES FEMMES ET LE SPORT

Nous aurons à cœur :

de promouvoir les sports pratiqués par les femmes,

de développer la pratique sportive des femmes,

de favoriser la mixité dans le sport à tout âge,

de lutter contre les violences sexuelles, le harcèlement et le sexisme dans le sport.

Des parents actifs plutôt que les taxis de leurs enfants sportifs

Nous développerons des activités physiques et sportives pour les mères (ou les pères et autres accompagnant·es) des enfants participant aux activités sportives de la ville.

Nous repenserons collectivement les installations sportives de sorte que les parents volontaires puissent exercer une activité sportive en même temps que leurs enfants.

Les Toulousaines aussi sportives que les Toulousains

Nous mènerons une politique volontariste pour développer la pratique sportive des filles et des femmes :

– développement, dans le périscolaire, des pratiques sportives chez les filles, en mettant l’accent sur les sports collectifs ;

– mise à disposition d’animateurs et d’animatrices sportifs pour aider à la création de clubs féminins ;

– encourager l’encadrement des équipes hommes par des entraîneuses et inversement ;

– rééquilibrer les subventions entre les sports pratiqués par les femmes et ceux pratiqués par les hommes.

– développer des campagnes ou des événements de promotion des sports féminins ; créer ou utiliser des médias municipaux pour valoriser les sports pratiqués par les femmes.

Réinvestir les équipements sportifs au profit des femmes

Nous évaluerons l’occupation du domaine public et des équipements des différents sports par genre afin d’organiser le partage équitable des espaces en associant tous acteurs concernés aux décisions : types d’équipement, nombre d’installations, vestiaires, horaires, fréquentation, etc.

Un bilan d’étape sera réalisé chaque année pour s’assurer de l’amélioration de la répartition et de l’équité dans les différents usages.

Organiser des rencontres sportives mixtes

Nous mettrons des moyens humains et matériels à disposition pour permettre l’organisation de rencontres multi-sports et/ou inter-sports, mixtes (socialement, de genre, intergénérationnelles, valide/handi) associés à des événements culturels et citoyens.

Construire une charte contre les violences sexuelles, le harcèlement et le sexisme dans le sport et mettre en place un plan de prévention des violences sexistes avec les actrices et acteurs du sport.

CODE ÉTHIQUE D’ARCHIPEL CITOYEN

Consultable sur : https://www.larchipelcitoyen.org/les-5-piliers/le-code-ethique/

Extrait

« Chaque candidat ∙ e s’engage à :

– Démissionner ou demander immédiatement sa démission en cas de mise en examen pour des délits de corruption, prévarication à but lucratif, trafic d’influence, enrichissement illicite en utilisant les ressources publiques ou privées, pots de vin, abus de confiance et détournement de fonds publics, que ce soit pour son propre bénéfice ou pour celui de tiers.

Le même engagement s’applique aux poursuites judiciaires pour tout délit de racisme, xénophobie, violence faite aux femmes, homophobie ou autres crimes contre les droits de l’Homme ou les droits des travailleurs. Il s’applique aussi pour les propos tenus publiquement à caractère sexiste, raciste ou homophobe. »

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