Municipales à Toulouse. Archipel Citoyen : « C’est ici que se prépare l’alternative à Moudenc »

Un article de Guillaume Laurens paru le 8 septembre dans Actu Toulouse. Photo G.L. /Actu Toulouse
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Rejoint par des militants politiques et associatifs, le collectif Archipel Citoyen continue de construire sa liste participative pour les Municipales 2020 à Toulouse. À son rythme.

À six mois des élections municipales 2020, ArchipelCitoyen continue de vouloir « réinventer la politique » à Toulouse.

Face à « un maire du passé » qui, selon eux, « préfère verdir son discours plutôt que d’agir pour de bon face à l’urgence climatique », qui « brade la ville au privé » et qui « gouverne pour une minorité au détriment du plus grand nombre », le collectif s’évertue mois après mois à « rassembler pour élaborer une démarche démocratique innovante ».

De nouvelles têtes rejoignent le collectif

De nouvelles têtes ont ainsi rejoint la démarche ces dernières semaines. Vendredi 6 septembre 2019, face à la presse, des militants politiques d’un jour ou de toujours, des acteurs associatifs et des citoyens lambda, ont expliqué pourquoi ils ralliaient Archipel Citoyen, manière « d’illustrer la richesse et la diversité de la démarche », insistent Caroline Honvault et Arnaud Rivière, deux des porte-parole du collectif.

Plusieurs figures toulousaines ont indiqué avoir rejoint le mouvement. Des personnalités qui ne s’étaient pas portées candidates, mais qui ont été plébiscitées (lire ci-après) et ont décidé de franchir le pas… Parmi elles, l’avocat et militant associatif Pascal Nakache, qui y voit « une grande opportunité pour Toulouse de devenir une ville pionnière de nouvelles pratiques politiques en France et au-delà ». Présidente de l’association Handi-Social, la militante Odile Maurin s’est aussi engagée, parce qu’elle considère que « les citoyens ne veulent plus avoir à faire à des professionnels de la politique, qui s’occupent de leurs intérêts avant de se préoccuper du projet ». Jusqu’ici porte-parole du DAL 31, l’association qui milite pour le Droit au logement à Toulouse, François Piquemal a également rejoint le mouvement et expliqué sur Facebook qu’il ne voulait « pas de la ville que nous impose Jean-Luc Moudenc », qui tourne au « green-washing ». Et d’assurer : « Je vois comment cette ville se développe contre ses habitants, pour aboutir à un Toulouse aseptisé, réservé à ceux qui ont les moyens et aux touristes d’affaires, si loin de son histoire et de ses identités ». 

Écologistes, insoumis, dissidents socialistes…

Plus globalement, Archipel Citoyen revendique « beaucoup de militants politiques, et de militants de collectifs contre le mal-logement, contre la tour Occitanie, contre la privatisation de l’aéroport, pour la gestion publique de l’eau, etc.). Rappelons également que plusieurs formations politiques ont annoncé ces derniers mois avoir rejoint la dynamique. Europe écologie les Verts, emmené par Antoine Maurice, était en première ligne en début d’année. Partis avec Romain Cujives et son association « Toulouse idées neuves », des « dissidents » du Parti socialiste leur ont emboîté le pas. Sans oublier la France Insoumise du député européen Manuel Bompard, et le mouvement Place publique.

Se réjouissant de cette « volonté de faire de la politique autrement », Hélène Magdo (militante Insoumise) gage que l’enjeu est surtout de « prendre la mairie pour rendre le pouvoir aux Toulousains ». Autre Insoumis, et par ailleurs créateur du café associatif L’Itinéraire Bis », Romain Jammes juge « qu’on a un défi particulier lié au réchauffement climatique » à Toulouse. « On rassemble des gens qui ne se ressemblent pas », rempile Romain Cujives. « C’est la fin de l’entre-soi ». Et le socialiste en dissidence d’estimer :

C’est ici que se prépare l’alternative à la politique de Jean-Luc Moudenc, pas une simple alternance.